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Le récit d'un ordinateur (4, à suivre)

 Le récit d'un ordinateur de Hank Vogel.jpg- Je laisse mijoter cette semi-parabole et je vous répondrai plus tard.

 - Tu! s’exclame-t-il. On se connait, bordel! Nous nous sommes connus dans notre jeunesse.

 - En tout cas pas dans un tel endroit, dis-je d’un ton amusé. Vu qu’à cette époque, j’étais terriblement fauché.

 - Mais généreux.

 - Possible.

 - Pas possible, c’est certain... Mon visage ne te dit rien, je comprends. Mais ma voix?

 - Ni plus ni moins. Désolé, ma mémoire auditive est quasi nulle. Par contre la visuelle est encore assez bonne voire excellente. A condition que... que...

 - Que la merde du chat ne fasse pas de l’ombre au pachyderme, c’est ça?

 - C’est ça?
 - Et si... Facchino, ce nom propre que tu as sûrement dû lire souvent au tableau noire, ça t’évoque quelque chose ou quelqu’un?

 - Parfaitement.

 - Quoi ou qui?

 - Un camarade d’école.

 - Qui exactement?

 - Pietro Facchino... 

   E subito presto, ça fait tilt dans ma tête et je ramène ma science:

 - Par association d’idées, le principal voire l’unique outil de l’intelligence, ce fils d’émigré a probablement francisé son nom pour soi-disant mieux s’intégrer dans la population mais surtout pour entrer plus facilement dans la police... suis-je sur une mauvaise voie?

 Le commissaire me tire la langue.

 - Je te reconnais à cent pour cent maintenant! dis-je avec joie. 

 Et avec étonnement et une pointe de tristesse: 

 - Mais ta frimousse endurcie, que lui est-il arrivé? Pourquoi une telle métamorphose? 

 Il hésite un instant puis il m’explique d’un air faussement décontracté:

 - J’ai dû subir plusieurs opérations esthétiques à cause d’un très grave accident de la route. Un camion n’est rentré dedans. Ma voiture à pris feu et je me suis retrouvé au service des grands brûlés. Heureusement à part ma frimousse endurcie, comme tu dis, le reste n’a rien eu... Bref! Je ne t’ai pas fait venir pour te raconter ma vie...

 - Dommage!

 - Encore une de tes paradoxes?...

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