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  • Hannah Martin (6, à suivre)

     Hannah Martin de Hank Vogel.jpgAu bout de quelques minutes, allongé sur son canapé, mon cahier bleu sur mon ventre, le regard fixé au plafond, mes paupières se mettent à trembler.

     Que m’arrive-t-il? je me demande, tout affolé. Est-ce le stress, la fatigue due à mon boulot débile ou... ou a-t-elle ajouté un somnifère dans son breuvage à la con?

     Et, ni une ni deux, je tombe dans les bras de Morphée.

     Je marche sur allée arborée, déserte à priori.

     Que m’arrive-t-il? je me demande... C’est bizarre, je viens me de poser la même question. C’était où? Dans la réalité ou dans un autre rêve? Aucune importance! Ce qui compte dans la vie, c’est le moment présent même si celui-ci semble être ou est un reflet du passé. Est-ce la fable de Tchouang-tseu qui me met dans cet état de réflexion?

     Tout à coup, un vieil homme sort de derrière un arbre et me dit avec un petit accent étranger:

     - Ce n’est ni la faute au Chinetoque ni celle à son papillon mais c’est le papillonnage de vos yeux qui a provoqué en vous ce mini-amphigouri.

     - Mais avez lu dans mes pensées! je m’insurge. C’est inacceptable!... Et en plus de ça, vous vous permettez de bafouer ma langue, le français.

     - Vraiment?

     - Parfaitement?

     - Qu’ai-je prononcé de si horrible ou de pénible aux oreilles.

     - Vous avez dit la faute au Chinetoque au lieu de dire de la faute du Chinetoque...

     L’homme éclate de rire puis il m’explique:

     - La langue d’aujourd’hui a beaucoup de retard sur celle de demain. Car c’est les  écrivains qui la transforment et non pas les linguistes. Alors, un bon conseil mon cher ami: ne vous faites pas du mouron pour un de de moins et un à de trop. Ceci accompli, grâce à votre souci de perfection, j’ai pu comprendre que vous êtes à la recherche d’une femme forte, très forte tous azimuts, n’est-ce pas?

     - Hélas! dis-je en baissant la tête.

     Et je me gratte aussitôt le ventre 

     Je me réveille à ce moment-là et je constate à mon grand désarroi que mon cahier a disparu...