Ma copine, ou plutôt mon amie Gül, est une Turque de Guelendjik parce que cette petite ville balnéaire faisait partie jadis, jusqu’en 1923, de l’Empire ottoman qui, comme d’autres puissances, à force de ne plus se sentir pisser a fini par chier sur son voisin, avant de disparaître à jamais de l’échiquier mondial, heureusement... Je vous demande pardon pour ces deux verbes vulgaires que j’ai utilisés, bien qu'archi faibles voire complaisants face à la monstruosité des faits. Bref!
Je poursuis donc honorablement:
Guelendjik vient du terme turc gelin qui veut dire: la mariée.
Pourquoi? Parce que c’est là que les pachas et autres nababs de l’époque, ou leurs envoyés spécieux, venaient acheter les belles Circassiennes, arrachées à leur famille par les montagnards de la région, pour remplir leurs harems.
D’où la statue toute blanche d’une mariée. D’où celle du cheval qui, peut-être, symbolise la ou les poursuites.
Quant aux yeux bleus de Gül, d’après elle: c’est grâce ou à cause que son ancêtre Fadime qui, après s’être échappée d’un gynécée provisoire, a eu une relation amoureuse hors mariage avec un Anglais ou un Écossais.
Et maintenant, il faut que j’aille à mon rendez-vous...