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Les perles de Guelendjik (11, à suivre)

 Les perle de Guelendjik de Hank Vogel.jpgA peine rentré chez moi, plus exactement chez mes parents vu ma situation financière  et mon manque de volonté pour l’améliorer aussi, soyons honnêtes, ma mère me demande, curieuse telle une agente du FSB, pour des raisons autres que politiques forcément:

 - Tu as passé une bonne soirée? Avec qui tu étais?

 - Avec la fille d’une sosie de la Comtesse de Pembroke... que tu devrais connaître.

 - Tu parles de la copie conforme ou de la noble dame?

 - De Mary Sidney.

 - Ça ne me dit rien.

 - A ta place, j’aurais honte.

 - Pour quelle raison?

 - Es-tu féministe ou pas?

 - C’est ton père qui pense que le suis... mais, en réalité, je ne fais que de prendre partie des femmes abusées, opprimées, écartées et ainsi de suite.

 - Quel programme!

 - Ne te moque pas! Dans le passé, soit par misogynie soit par machisme, beaucoup d’œuvres écrites par des autrices ont été attribuées à des auteurs.

 - C’est justement le cas avec cette Comtesse.

 - Ah bon? Qui est donc le copieur ou le voleur d’un ou de plusieurs de ses écrits?

 - Le fameux William.

 - William  Shakespeare?

 - Exactement! D’après une chercheuse américaine. 
 - Comment s’appelle-t-elle?

 - J’ai oublié.

 - Agite donc tes neurones, bon sang! Tu es télépathe ou pas?

 - Cela n’a rien avoir avec la mémoire.

 - Alors, va allumer ton ordinateur et consulte l’intelligence artificielle...

 - Trop tard! Pas la peine.

 - Comment ça?

 - Ça m’est revenu. Elle se prénomme Robin  Patricia Williams.

 - Bravo à elle!

 - On dirait que ça te fait jouir.

 - Sois poli, fiston! Je suis ta mère et non pas une nana de ton effroyable collection.

 - Mon effroyable collection! D’où tu sors ça?

 - Une mère voit tout même lorsqu’elle ne voit rien.

 - Te prends-tu pour la sœur du Bon Dieu maintenant?

 - Ne blasphème pas, Ulisse!... J’en ai la preuve.

 - Quelle preuve? 

 - La liste de toute tes conquêtes.

 - Tu osé faire ça?

 - Oui, en quelque sorte, et elle tourne en boucle dans ma tête. Sans cesse.

 - Soit tu blagues soit tu déconnes.

 - Mesure ton langage, jeune homme! Je ne fais partie de ces salopes que tu fréquentes...

 - Et tu prétends défendre les femmes? C’est l’hôpital qui se fout de la charité!...

 - Celles qui le méritent seulement.

 - Et, bien sûr, toutes mes anciennes copines n’ont droit que du mépris, n’est-ce pas? Parce qu’elles étaient des étrangères de passage?

 - Non pas parce qu’elles étaient des étrangères, mais parce qu’elles étaient des filles de passage, des touristes qui venaient et viennent encore soi-disant pour la beauté du paysage mais pour se taper un Ruskov de ton genre en passant. C’est-à-dire: jeune, beau et frivole. Des profiteuses sexuelles!

 - J’en ai profité aussi... Et cette liste alors?

 - Laissons tomber!... Au fait, deux choses? Gül est passée, elle voulait te proposer... mais je n’ai rien compris à cause de son accent...

 - Sûrement, d’aller trinquer une bonne bière entre amis, de véritables amis...

 - Mais elle est une musulmane et croyante.

 - Et alors?

 - Boire de l’alcool, c’est interdit dans sa religion, non?  

 - Il ne faut pas toujours croire ce que les gens racontent car la réalité est souvent tout autre. Dans le coran, il est mentionné:  seul le fait de se saouler déplaît à Allah. D’une autre façon et avec d’autres termes bien entendu. Autrement, ni en Turquie ni dans certains pays du Moyen-Orient, on  ne pourrait vendre et acheter légalement de l’Arak... Et la deuxième chose?

 - Comment s’appelle ta dernière?

 - C’est un secret! Un secret qui ne mérite pas de figurer sur ta liste imaginaire.

 Et je cours dans ma chambre...  

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