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Les perles de Guelendjik (16, à suivre)

 Les perle de Guelendjik de Hank Vogel.jpgJe suis couché sur mon lit.

 Durant un laps de temps, je caresse mon Hannah Martin en l’admirant, une tocante soi-disant japonaise achetée en ligne sur un site chinois qui fonctionne pourtant au même rythme qu’une montre suisse de luxe que seul les riches peuvent s’en payer une ou plusieurs pour crâner, puis je lui dis en murmurant, après cette réflexion philosophique digne d’un étudiant en pleine crise existentielle ou amoureuse bien entendu:

 - Même si tu étais en carton, tu cartonnerais de la même façon pour que je sois toujours à l’heure à n’importe quel rencard. Mais parfois, tu me stresses à un tel point que tu me donnes l’envie de vomir pour un simple oui ou pour un simple non. Comme en ce moment où je me demande si je dois me rendre ou pas au Giro Coffee.

 Tic, tac, tic...

 Et je poursuis:

 - J’ai bien beau imaginer le battement de ton système, mais c’est un robot muni d’une intelligence artificielle que je préférais avoir à ta place à mon poignet afin qu’il me conseille au mieux...

  Mais à cet instant précis, ma mère entre dans ma chambre et me demande toute affolée:

 - A qui parles-tu? J’ai tout vu, tout entendu par le trou de la serrure, désolée. A qui?

 - Mais à personne, je lui réponds fortement étonné.

 - Qui t’a offert ce bracelet-montre?

 - Personne... C’est Papa qui l’a commandé sur internet avec mes propres sous...

 - Tout seul ou avec l’aide de quelqu’un?

 - Qui... qui ça?

 - Un agent du FSB, peut-être?   

 - Ton imagination est en train de battre la mienne, Maman...

 - Je te répète: à qui tu parlais?

 - A moi-même.

 - Pourquoi?

 - Parce que je suis ou étais à deux doigts de péter les plombs.

 - A cause de quoi et de qui?

 - D’un S entre parenthèse et d’une nana. 

 - Tu as sniffé de la coque ou avalé une pilule thaïe?

 -  Pour qui tu me prends? 

 - Alors pour quelle raison?

 - Parce que une jeune fille de bonne famille m’a fixé un rendez-vous.

 Et son visage d’espionne soupçonneuse, cherchant à me nuire, se métamorphose instantanément en celui d’une fée souriante prête à éclater de joie et elle m’ordonne d’une voix étrange voire religieuse:

 - Lève-toi donc et cours auprès d’elle. Ton père aurait déjà sauté par la fenêtre, si c’était moi...

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