L’estomac rempli et la cervelle saturée par des histoires qui ne tiennent pas la route, dirait feu ma mère, je rentre au bercail.
Et là, subitement, je ressens un goût bizarre dans la bouche.
C’est fou comme notre mémoire est pire qu’un inspecteur de police obsédé par sa dernière enquête, me dis-je. A un tel point qu’il se marche parfois voire souvent sur les bretelles, accusant ainsi à tort des innocents.
Je me gratte la tête.
- Sois donc prudent, l’ami! je murmure.
Et, aussitôt, des mots me viennent à l’esprit. Soit: violette, rouge à lèvres, baiser, Isabelle, Marie...
Du coup, je conclus: le goût et l’odorat sont complices jusqu’à la porte de la mort.
Donc, donc, donc...