Me voici donc, en chair et en os, face à la dure réalité qui, souvent pour un oui ou pour un non, vous risquez de revenir à la case départ. A vous d’imaginer l’état de ce lieu de retour, selon votre éducation et vos préoccupations et là où vous vous trouvez, bien entendu.
Quant à moi, étant un Uccello, par instinct forcément, au moindre coup de fusil, je m’envole et disparaît aussitôt du présumé terrain de chasse très prisé par les va-t-en-guerre et leurs complices fournisseurs d’armes à feu.
Pour l’instant, tout fonctionne à merveille dans la région. Paradoxalement, l’homme de rue est plus souvent à la maison que dans un bar ou un café où naissent les pires embrouilles qui ne tardent jamais à se transformer en catastrophes.
- A quoi tu penses, Ulisse? me demande ma mère au petit-déjeuner... A ton prochain cadeau d’anniversaire pour tes vingt-cinq ans?
- Non, à ses donateurs? je lui réponds, après avoir trempé mon dernier morceau de pain beurré dans ma tasse de thé au lait et l’avoir dévoré.
- Et ce sont qui d’après toi?
- Des inconnus comme toujours.
- Tu plaisantes ou quoi?
- Non... Question idiote, réponse absurde.
- Merci!
- Encore un terme mal approprié?... Je comprends maintenant pourquoi Papa préfère lire le journal au lieu de bavarder avec toi...
- A quoi tu joues, fiston? Au philosophe dès le matin avec la tua mamma faute de ne pas avoir eu une nana cette nuit pour te gargariser?