Par conséquent, tout redevient normal.
Càd:
- La tronche de la psy n’est plus pâle comme une vieille chaussette de tennisman mais rose bonbon comme tes fesses, m’aurait soufflé à l’oreille ma nounou dans mon enfance.
C’est fou tout de même! me dis-je. Il suffit de voir apparaître quelques friandises pour que notre esprit ne raisonne plus de même façon. D’où le champagne et les dîners d’affaires.
- A quoi tu penses? me demande la sosie de la Comtesse de Pembroke, après avoir savouré un macaron à la fraise.
- A l’origine de ce que tu viens de goûter, je lui réponds.
- Et? D’après toi?
- Non, d’après toi...
- Italienne comme celle de ton père avant de se faire naturaliser.
- Tu te trompes carrément! Ma famille est suisse avant même que la Suisse n’existe.
- Mais alors pourquoi ce nom italien?
- C’est à cause des Allemands... mais je préfère ne pas en parler.
- Pourquoi?
- Parce que c’est une histoire qui frise l’absurdité et qui donne des frisons...
- J’adore!
- Réelle mais absurde quand même...
- Raconte!
Je réfléchis un bref instant puis je lui dis:
- Étant donné que tu traines à te dévoiler, volontairement ou involontairement, j’ai quelque chose de plus palpitant à te narrer... ou plutôt de plus violent à te proposer. Acceptes-tu?
- Comment ça? s’inquiète-t-elle.
- Que penses-tu de la télépathie?
- C’est un mythe, une pseudoscience... en gros.
- Donc, pareille à tes collègues, tu n’y crois pas, n’est-ce pas?
- Où veux-tu en venir?
- Pense très fort à ton prénom et à ton nom de famille.
- OK, c’est fait. Et quoi?
Et, une fraction de seconde plus tard, je marmonne.
- Maria... Si... Sid... et j’aperçois une rivière.
Et, de nouveau, son visage devient blanc comme un drap...