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  • Le cheval de Guelendjik (16, à suivre)

     Le cheval de Guelendjik de Hank Vogel 2.jpgPar conséquent, tout redevient normal.    

     Càd: 

     - La tronche de la psy n’est plus pâle comme une vieille chaussette de tennisman mais rose bonbon comme tes fesses, m’aurait soufflé à l’oreille ma nounou dans mon enfance. 

     C’est fou tout de même! me dis-je. Il suffit de voir apparaître quelques friandises pour  que notre esprit ne raisonne plus de même façon. D’où le champagne et les dîners d’affaires.

     - A quoi tu penses? me demande la sosie de la Comtesse de Pembroke, après avoir savouré un macaron à la fraise.

     - A l’origine de ce que tu viens de goûter, je lui réponds. 

     - Et? D’après toi?

     - Non, d’après toi...

     - Italienne comme celle de ton père avant de se faire naturaliser.

     - Tu te trompes carrément! Ma famille est suisse avant même que la Suisse n’existe.

     - Mais alors pourquoi ce nom italien?

     - C’est à cause des Allemands... mais je préfère ne pas en parler.

     - Pourquoi?

     - Parce que c’est une histoire qui frise l’absurdité et qui donne des frisons... 

     - J’adore!

     - Réelle mais absurde quand même...

     - Raconte!

      Je réfléchis un bref instant puis je lui dis:

     - Étant donné que tu traines à te dévoiler, volontairement ou involontairement, j’ai quelque chose de plus palpitant à te narrer... ou plutôt de plus violent à te proposer. Acceptes-tu?

     - Comment ça? s’inquiète-t-elle.

     - Que penses-tu de la télépathie?

     - C’est un mythe, une pseudoscience... en gros.

     - Donc, pareille à tes collègues, tu n’y crois pas, n’est-ce pas?

     - Où veux-tu en venir?

     - Pense très fort à ton prénom et à ton nom de famille.

     - OK, c’est fait. Et quoi?

     Et, une fraction de seconde plus tard, je marmonne.

     - Maria... Si... Sid... et j’aperçois une rivière.

     Et, de nouveau, son visage devient blanc comme un drap...