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Deux mille vingt-deux (36, à suivre)

Deux mille vingt-deux de Hank Vogel.jpg- Laissons tomber! La communication passe mal... tu as sûrement hâte de nous parler de ta belle, n’est-ce pas?

 - En effet. 

 - Ou beau, intervient le paternel conservateur.

 - Elle est enfin sorti du bois, cette obsession! je m’exclame après un court silence...  Chez nous peut-être mais pas ici où les zèbres sont doublement rayés et les gazelles doublement cornés. 

 - C’est une blague? Dois-je rire?

 - Non, pleurer... Sur ton sort.

 - Et pourquoi donc?

 - Car depuis que le mariage pour tous est en pleine essor jusqu’à nos plus hautes montages, chaque fois qu’un pauvre type te raconte qu’il va se marier, sans te préciser avec qui, tu te demande aussitôt si c’est avec une bonne femme ou avec un mec... Je te critique mais je ne vaux pas mieux. Bien que moi, je m’efforce de ne pas trop appuyer sur la pédale. Afin que les anti-tout ne branlent pas davantage leurs pancartes.

 - J’adore ta façon de t’exprimer, m’avoue ma mère. Légèrement à cheval entre le sens propre et le figuré. Tu es bien le fils à ton père... Et ta belle, à qui ressemble-t-elle le plus?

 - Hein? 

 - Au chef de sa famille ou à l’épouse de ce dernier, si dernier il y a? Ou... ou... serait-elle par hasard...

 - Orpheline? j’intercède.

 Le vieux couple se regarde et s’interroge de nouveau ou plutôt follement à nouveau. C’est-à-dire: d’une extrême intensité. A effrayer tous les dieux de l’olympe, dirait celle qui succéda à nounou créole...

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