Sur le moment, le bonheur ne s’explique pas. On reste baba.
Ce n’est qu’après, après avoir avalé cette dose divine, que l’on cherche à comprendre et que l’on se pose un tas de questions, sans queue ni tête, qui font sourire toutes les créatures de l’au-delà, je suppose. Car quand elles viennent en aide aux êtres humains, ce n’est nullement pour recevoir des galons de la part de leur chef ou pour que leurs ailes prennent davantage d’ampleur mais afin que celles-ci ne s’ankylosent pas, je suppose également.
Ailleurs comme ici, chacun à une tâche à accomplir. Sinon à quoi bon exister? Non?
Et, pour ne pas continuer à tourner autour du pot, voici l’interrogation qui ne cesse de me tourmenter:
Qui dois-je remercier pour l’argent trouvé? Dieu, La Madone ou le cycliste?
Mais aussitôt, j’entends la voix de mon père qui me dit, dans un tout autre sens:
- Aide-toi et le Ciel t’aidera!
Alors, sans perdre une seconde, je cours m’acheter de quoi boire et de quoi manger... Et je joue à la loterie.
Et quelques jours plus tard, je passe du stade de clodo à celui de millionnaire...