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Hank Vogel

  • Le cheval de Guelendjik (7, à suivre)

     Le cheval de Guelendjik de Hank Vogel*.jpg C’est la raison pour laquelle, que l' on créa un organisme de recherches exceptionnelles (ORE, pseudonymat), secret et fort sécurisé, et que les agents recrutés doivent avoir une certaine culture et un sens profond de l’observation. Sinon, c’est la débandade et le libre passage aux pires préjugés. 

     Mais, comme toujours et partout, il y a des cons de haut niveau qui arrivent à s’y infiltrés. Soit par pistonnage soit par une erreur d’aiguillage.

     Et certains innocents en subissent parfois les conséquences.

     C’est le cas pour Edgar, du fils de mon aïeul.

     Un jour, après ce conflit génocidaire qui coûta la vie à pas loin de six millions de Juifs, un envoyé de l’ORE se rend à son lieu de travail et lui demande, après les salamalecs d’usages, bien entendu:

     - Est-il vrai que nous ne parlez pas l’allemand? Ni à la maison, ni dans la rue...

     - C’est exact, lui répond-t-il, d’un air surpris. 

     - Pourtant, vous portez un nom germanique. Qui veut dire oiseau, non?

     - Peut-être mais pas forcément.

     - Comment ça?

     - Il veut dire également la même chose en néerlandais.

     - ...

     - Ou en hollandais, si vous préférez.

     - Le pays des moulins?

     - C’est exact.

     - Alors?

     - Alors quoi?

     - Quelle est la raison de cette anomalie?

     - Je ne vous suis pas.

     - Le camouflage, la fuite, les remords, les regrets ou Dieu sait quoi encore...

     - Vraiment, je ne comprends pas.

     - Et votre moustache en brosse à dents?

     - Parce que... parce que c’est la mode.

     - Plus maintenant!

     - Je l’ignorais.

     - Et votre ressemblance, alors? 

     - Avec qui?

      - Avec le fou qui rêvait de posséder la bombe atomique avant...

     Mais à  ce moment précis, tel un éclair de Jupiter, l’épouse du fils de mon ancêtre pénètre dans son bureau en criant, en italien:

     - Sparisci da qui, cattivo agente!

     Et le bonhomme en question s’enfuit en toute hâte.

     Moralité de cette anecdote: 

     Celui, qui épouse une italienne, n’a pas besoin d’appeler la police quand il se sent menacé.