Nous entrons. Elle: la tête pareille à un gyrophare et le regard archi curieux. Moi: la mienne enfouie entre les épaules et les yeux fuyants, tel un évadé capturé.
- Je vous félicite pour l’ordre et la simplicité, me dit-elle après lui avoir vite fait visiter mon trois pièces et demi.
Du coup, j’adopte une meilleure posture et j’en suis conscient. Ou plutôt heureux car libéré de cette subite et inattendue timidité.
- Merci, je murmure.
- Et Zuzana où dort-elle? me demande-t-elle.
- Mais chez elle! je lui réponds tout étonné.
- Pas ici?... Où ça alors?
- Je n’en sais rien... Elle est peut-être morte de nos jours.
- Vraiment?
Je me frotte le front, le nez, la joue gauche puis je lui propose:
- Et si on allait à la cuisine, cette pièce qui compte partout pour du beurre excepté dans ce foutu canton, afin que nous puissions résoudre ensemble cette énigme en sifflant une bonne bouteille... Qu’en dites-vous?
- Je veux bien, si c’est du rouge, accepte-t-elle.
- C’en est et du bon!...